Cinquante-deux questions claires, regroupées par thème, pour comprendre la facturation électronique sans détour. Cherchez par mot-clé, filtrez par catégorie, dépliez ce qui vous intéresse.
Comprendre la réforme
Une facture électronique au sens de la réforme est une facture dont les données sont structurées selon un format normé (Factur-X, UBL ou CII), transmise à votre client via une plateforme agréée (PA), et dont les données sont également transmises à l'administration fiscale. Ce n'est ni un PDF envoyé par mail, ni un Word ou un Excel — ces formats existants ne seront plus valides entre professionnels établis en France.
Pas au sens de la réforme. Un PDF envoyé par mail reste considéré comme un document non structuré : il est lisible par un humain mais pas exploitable automatiquement. La réforme exige des données structurées (XML), portées soit par un fichier XML pur (UBL, CII), soit par un PDF qui contient un XML embarqué (Factur-X). Le PDF seul disparaîtra des échanges entre professionnels.
Quatre objectifs de l'État français : simplifier les déclarations de TVA (avec à terme un pré-remplissage automatique), lutter contre la fraude (estimée à 20-25 Mds € par an), améliorer la connaissance en temps réel de l'activité économique, et renforcer la compétitivité des entreprises grâce à la dématérialisation. Côté entreprises, les bénéfices attendus sont concrets : moins d'erreurs, gain de temps, meilleure trésorerie, archivage automatique.
L'e-invoicing concerne les factures elles-mêmes : transmission via les plateformes agréées entre deux entreprises françaises assujetties à la TVA. L'e-reporting concerne les données de transactions à transmettre à l'administration pour les opérations hors champ e-invoicing : ventes aux particuliers (BtoC), ventes à l'étranger (BtoB international), ou données de paiement. La plupart des entreprises sont concernées par les deux flux.
L'échéance du 1er septembre 2026 a été confirmée à plusieurs reprises par l'administration. Elle a déjà été reportée une fois (par rapport à un calendrier antérieur de 2024), mais le calendrier actuel est désormais stabilisé. Les premières plateformes sont immatriculées, l'écosystème est en place, l'État y consacre des moyens importants. Considérer un nouveau report serait imprudent : mieux vaut s'organiser dès maintenant.
Périmètre et exceptions
Oui. Tous les micro-entrepreneurs sont concernés, même ceux en franchise de TVA. Vous devrez recevoir vos factures fournisseurs sur une PA dès le 1er septembre 2026, et émettre vos propres factures électroniquement à partir du 1er septembre 2027. Votre statut de micro-entrepreneur ne change pas — vous restez en franchise si c'est votre cas — mais vos flux passent par le nouveau dispositif. C'est une mesure anti-fraude qui permet de contrôler les dépassements de seuils.
Oui, dès lors que votre SCI est assujettie à la TVA — c'est le cas de la plupart des SCI commerciales. Pour les SCI non assujetties (location nue, par exemple), l'obligation se limite à la réception des factures de vos fournisseurs sur une PA au 1er septembre 2026. L'émission n'est pas requise si vos opérations sont exonérées. Voir notre fiche dédiée aux SCI pour les nuances.
Vous êtes concerné en réception dans tous les cas : vous devez pouvoir recevoir vos factures fournisseurs sur une PA dès le 1er septembre 2026. En émission, si vos prestations sont exonérées de TVA (professions médicales, par exemple), vous n'êtes pas soumis à l'obligation d'émission pour ces opérations. Mais dès que vous facturez à un confrère ou à une structure assujettie (contrat de remplacement, collaboration libérale), la facture électronique redevient obligatoire.
Oui, mais via le e-reporting et non l'e-invoicing. Vous n'aurez pas à émettre de factures électroniques à vos clients particuliers (BtoC). En revanche, vous devrez déclarer vos ventes à l'administration via votre PA, à une fréquence qui dépend de votre régime de TVA. Et vous devrez recevoir vos factures fournisseurs sur une PA. Donc : oui, vous avez besoin d'une PA.
Cela dépend de son objet. Les associations à objet commercial (assujetties à la TVA) sont pleinement concernées, comme toute entreprise. Les associations à but non lucratif ne le sont pas — c'est l'une des trois exceptions explicites de la réforme. En cas de doute (activité mixte, subventions, prestations occasionnelles facturées), demandez-nous : la qualification fiscale est parfois subtile.
Pour vos ventes à des entreprises étrangères (BtoB international), pas d'e-invoicing : vos clients étrangers ne sont pas dans le système français. En revanche, vous devrez les déclarer en e-reporting sur votre PA. La facture elle-même reste libre dans son format. Inversement, vos achats auprès de fournisseurs étrangers ne passent pas par votre PA, mais leur contrepartie de TVA peut nécessiter une déclaration.
Dates et préparation
1er septembre 2026 : obligation de réception pour toutes les entreprises assujetties à la TVA. À cette date, vous devez avoir choisi votre PA et être inscrit dans l'annuaire centralisé. 1er septembre 2027 : obligation d'émission pour les PME, TPE et micro-entreprises (les grandes entreprises et ETI sont concernées par l'émission dès le 1er septembre 2026).
La catégorie est appréciée au niveau de chaque personne juridique au 1er janvier 2025, sur la base du dernier exercice clos avant cette date. Repères : GE (> 5 000 salariés ou CA > 1,5 Mds €), ETI (< 5 000 salariés et CA < 1,5 Mds €), PME (< 250 salariés et CA < 50 M€), TPE (< 10 salariés et CA < 2 M€). En cas de doute, nous vous confirmons votre catégorie.
Très déconseillé. Choisir une PA, signer le mandat, faire l'inscription à l'annuaire, vérifier la compatibilité de vos logiciels, former vos équipes, faire des tests : tout cela prend 3 à 6 mois pour bien faire. Si tout le monde s'organise en juin-août 2026, les éditeurs et les PA seront saturés. Le bon moment pour démarrer, c'est maintenant : on prépare 2026 avant l'été, on ajuste à la rentrée.
Vous vous exposez à des sanctions financières (50 € par facture non conforme, 500 € par transmission manquante, plafonnés à 15 000 € par an), à la non-déductibilité de la TVA sur les factures fournisseurs non conformes, et à des pénalités de 500 puis 1 000 € tous les 3 mois en cas de non-inscription à une PA. Au-delà des sanctions, c'est surtout une rupture opérationnelle : vos fournisseurs ne pourront plus vous adresser de factures conformes.
Choix, coût, fonctionnement
Une PA est un opérateur privé immatriculé par l'administration fiscale, autorisé à transmettre des factures électroniques entre entreprises et à transmettre les données associées à la DGFiP. Elle est l'équivalent d'une « poste numérique » certifiée, soumise à des obligations de sécurité (ISO/IEC 27001, SecNumCloud) et auditée tous les 3 ans. Anciennement appelée PDP (Plateforme de Dématérialisation Partenaire). Toute entreprise concernée par la réforme doit en désigner une.
Les tarifs varient beaucoup selon la PA choisie et le volume de factures : abonnement mensuel (de quelques euros à plusieurs dizaines d'euros), tarification à la facture, ou packs incluant des services à valeur ajoutée. Comptez en ordre de grandeur 20 à 100 € par mois pour une TPE ou PME, parfois plus si vous activez des modules avancés (recouvrement, paiement intégré, archivage long terme…). Nous vous aidons à comparer 2-3 offres adaptées à votre profil.
Six critères à considérer : (1) l'interopérabilité avec vos outils actuels (logiciel de facturation, comptabilité, caisse), (2) l'adéquation sectorielle (certaines PA sont spécialisées immobilier, BTP, santé…), (3) la qualité du support, (4) la tarification, (5) la portabilité (pour pouvoir changer plus tard sans perdre vos données), (6) la solidité technique (certifications). Demandez-nous : nous connaissons les acteurs et leurs forces.
Oui. La portabilité est garantie par la réglementation : vous pouvez changer de PA à tout moment. Le formulaire d'opt-in que vous signez prévoit explicitement les garanties de portabilité. Concrètement, il faut signer un nouvel opt-in désignant votre nouvelle PA, et celle-ci se charge des démarches d'inscription dans l'annuaire. Vos anciennes factures restent accessibles selon les modalités prévues à votre contrat initial.
Non, une seule PA gère vos deux flux : émission et réception. C'est même le principe d'interopérabilité du système : connectez-vous une fois à votre PA, et vous pouvez communiquer avec toutes les autres entreprises, quelle que soit leur PA à elles. Vous pouvez en revanche, si vous le souhaitez, désigner plusieurs PA pour différents établissements (multi-SIRET).
Le rôle du PPF a été redéfini en octobre 2024 : il n'assure plus la fonction d'échange de factures entre entreprises. Il reste le concentrateur des données vers la DGFiP et le gestionnaire de l'annuaire centralisé. Pour échanger des factures, vous devez passer par une PA (sauf pour les transactions avec le secteur public, qui restent gérées par Chorus Pro). Le PPF n'est donc pas une alternative gratuite à une PA pour la majorité des flux.
Opt-in et mandat
Vous ne vous inscrivez pas directement vous-même : c'est votre PA qui vous inscrit, sur la base d'un formulaire d'opt-in signé par votre représentant légal. Ce formulaire est un document indépendant (séparé du contrat avec la PA et de vos CGV), qui désigne formellement la PA que vous choisissez en réception. Une fois reçu par la PA, l'inscription dans l'annuaire est faite sous quelques jours.
C'est un document par lequel vous autorisez votre expert-comptable à signer le formulaire d'opt-in en votre nom. L'administration fiscale autorise cette délégation depuis mai 2025 : nous pouvons donc prendre en charge l'ensemble du processus d'inscription, de bout en bout. Vous gagnez du temps, vous sécurisez la conformité, et vous gardez la main sur le choix final de la PA.
Oui, c'est une mission que nous proposons systématiquement. Le processus comprend 4 étapes : (1) nous vous présentons les options de PA adaptées à votre activité, (2) vous signez un avenant à votre lettre de mission qui formalise notre intervention, (3) vous signez le mandat de délégation de signature, (4) nous adressons l'opt-in formel à la PA, qui réalise l'inscription. Le tout est généralement bouclé en 2 à 3 semaines.
Au plus tard avant le 1er septembre 2026. Mais nous recommandons de le faire dès le printemps 2026 : cela vous permet de tester votre dispositif en conditions réelles avec quelques fournisseurs avant l'échéance, et d'éviter l'engorgement des PA et des éditeurs au cours de l'été 2026. Vous pouvez aussi signer aujourd'hui le mandat avec activation différée — c'est un bon compromis pour anticiper.
Factur-X, UBL, CII
Factur-X est un format hybride qui combine le meilleur des deux mondes : un PDF lisible à l'œil humain (comme une facture classique) et un fichier XML embarqué qui contient les données structurées exploitables par les logiciels. Standard franco-allemand, c'est le format recommandé pour les TPE et PME : votre client peut lire le PDF, votre comptabilité peut lire le XML automatiquement.
Demandez-le à votre éditeur, et faites-le par écrit. Tous les éditeurs de logiciels de facturation et de comptabilité sont en train d'adapter leurs solutions. Trois cas de figure : (1) votre logiciel sera mis à jour gratuitement (le plus fréquent), (2) il faudra basculer sur une nouvelle version (avec ou sans surcoût), (3) il ne sera pas adapté et vous devrez en changer. Plus vous demandez tôt, plus vous avez de temps pour réagir.
Pas forcément. Vérifiez d'abord avec votre éditeur. Si votre logiciel est compatible et qu'il s'interface bien avec votre future PA, vous pouvez le garder. Si ce n'est pas le cas, c'est l'occasion de faire évoluer votre dispositif vers quelque chose de plus moderne et automatisé. Avant tout changement, parlons-en : nous pouvons vous orienter vers des solutions cohérentes avec notre PA partenaire.
Plus entre professionnels assujettis en France, à compter du 1er septembre 2027 (1er septembre 2026 pour les GE et ETI). Pour vos factures aux particuliers (BtoC) et à l'étranger, le PDF reste utilisable. Pour vos factures aux entreprises françaises, il faudra basculer vers un des trois formats du socle. À noter : un PDF/A-3 contenant un XML embarqué (Factur-X) reste valide et lisible — c'est même la solution recommandée.
L'EDI fiscal reste possible pour les entreprises qui l'utilisent déjà — mais il n'est pas adapté aux TPE et PME : il nécessite des investissements logiciels importants et des accords bilatéraux entre émetteurs et récepteurs. Pour la majorité des entreprises, Factur-X (ou UBL/CII via une PA) est bien plus simple et économique.
Côté vente
Trois options : (1) votre logiciel de facturation crée directement le format normé (Factur-X de préférence) et le transmet à votre PA, (2) vous créez votre facture comme aujourd'hui et votre PA assure la conversion vers le format normé, (3) vous saisissez vos factures directement sur l'interface de votre PA (utile si vous en émettez peu). Dans tous les cas, votre PA prend en charge le scellement, la transmission et le suivi du cycle de vie.
Les mentions obligatoires ne changent pas par rapport à aujourd'hui : nom et coordonnées de l'émetteur et du destinataire, numéros de SIREN, numéros de TVA intracommunautaire, date, numéro de facture, désignation des biens ou services, prix HT, taux et montant de TVA, total TTC, conditions de paiement… La nouveauté, c'est que ces mentions sont structurées dans le XML pour être exploitables automatiquement par les logiciels du destinataire et par l'administration.
Grâce au cycle de vie de la facture. Votre PA suit en temps réel les statuts : déposée (acceptée par votre PA), rejetée (refusée par une plateforme pour non-conformité de format), refusée (refusée par le destinataire pour erreur ou désaccord), encaissée (payée). Vous voyez instantanément où en est chaque facture, sans avoir à appeler votre client. C'est un vrai gain de temps et de visibilité sur votre poste clients.
Le statut « rejetée » indique un problème technique (format, contrôles automatiques) : votre PA vous indique la cause et vous corrigez puis renvoyez. Le statut « refusée » indique un désaccord de votre client (erreur de destinataire, montant contesté, désaccord commercial) : il faut alors contacter votre client, comprendre la raison, émettre une facture rectifiée ou un avoir. Dans les deux cas, la facture initiale est annulée et n'a aucune existence comptable ou fiscale.
Côté achat
Toutes vos factures fournisseurs assujettis à la TVA en France arrivent désormais sur votre PA, dans une boîte de réception dédiée. Vous y accédez via une interface web, une application, ou directement depuis votre logiciel de comptabilité interfacé avec la PA. Plus de PDF reçus par mail à classer manuellement : tout arrive structuré, avec les données déjà extraites pour la comptabilité.
Refusez-la dans votre PA, en motivant le refus, et demandez à votre fournisseur d'émettre une facture conforme. Important : vous ne pouvez pas déduire la TVA sur une facture non conforme. Si vous l'acceptez par erreur, vous risquez un redressement fiscal. C'est l'une des raisons fondamentales de la réforme : créer une incitation forte au respect des règles, des deux côtés (émetteur et destinataire).
Oui, le refus est prévu par le système et c'est même un des 4 statuts obligatoires du cycle de vie. Depuis votre PA, vous pouvez refuser une facture en indiquant le motif (erreur de destinataire, prestation non réalisée, montant contesté, double facturation…). Le statut « refusée » est transmis à votre fournisseur et à l'administration. La facture est alors annulée. Votre fournisseur peut émettre une nouvelle facture rectifiée.
Elles ne passent pas par votre PA : les fournisseurs étrangers ne sont pas dans le système français. Vous continuez à les recevoir comme aujourd'hui (mail, courrier, EDI…). En revanche, vous devrez déclarer ces achats en e-reporting sur votre PA, car ils sont concernés par le suivi des transactions internationales. Votre PA peut souvent automatiser cette déclaration via une OCR du PDF reçu.
Déclarations à l'administration
C'est l'obligation de transmettre à l'administration fiscale les données de transactions qui ne passent pas par l'e-invoicing : vos ventes aux particuliers (BtoC), vos ventes à des entreprises étrangères (BtoB international), et certaines données de paiement. Concrètement, votre PA agrège ces données et les transmet automatiquement à la DGFiP à intervalles réguliers. Vous n'avez (presque) rien à faire — sauf vérifier que les données qui partent sont bonnes.
Cela dépend de votre régime de TVA. Régime réel normal mensuel : déclarations à la décade (10, 20 et 30 du mois). Régime réel normal trimestriel (TVA < 4 000 €/an) : mensuelle, le 10 du mois suivant. Régime simplifié : mensuelle, entre le 25 et le 30 du mois suivant. Franchise en base : tous les 2 mois, entre le 25 et le 30. Votre PA gère le calendrier automatiquement.
Oui. Vos ventes BtoC, qu'elles soient en caisse, en ligne ou par tout autre canal, doivent faire l'objet d'un e-reporting agrégé par jour. Cela suppose que votre caisse enregistreuse ou logiciel de caisse soit compatible avec la réforme et puisse transmettre les données à votre PA. Vérifiez avec votre fournisseur de caisse — c'est l'un des points d'attention les plus fréquents en hôtellerie, restauration et commerce.
Risques de non-conformité
Pour l'entreprise : 50 € par facture non conforme (plafond 15 000 €/an), 500 € par transmission de données manquante (plafond 15 000 €/an), 500 € puis 1 000 € tous les 3 mois en cas de non-inscription à une PA. Pour la PA elle-même, les sanctions sont plus lourdes (jusqu'à 100 000 €/an et risque de perte d'agrément). À cela s'ajoute la non-déductibilité de la TVA pour l'acheteur qui aurait accepté une facture non conforme — c'est souvent la sanction la plus coûteuse.
Au-delà des amendes, la perte de la TVA déductible sur les factures fournisseurs non conformes peut représenter des montants significatifs. Surtout, c'est une rupture opérationnelle : vos fournisseurs grandes entreprises ne pourront plus vous facturer correctement, vos clients pourront refuser vos propres factures non conformes, votre comptabilité ne pourra plus tourner normalement. Le risque réel n'est pas tant l'amende que l'arrêt fonctionnel.
L'administration a annoncé une période de tolérance jusqu'au 31 décembre 2027 sur certains aspects techniques (notamment l'authentification de niveau substantiel et l'océrisation des PDF non structurés). Mais l'obligation de fond — être inscrit dans l'annuaire, recevoir via une PA, émettre dans un format normé — sera contrôlable dès le 1er septembre 2026. Mieux vaut ne pas miser sur la mansuétude.
Acomptes, étranger, caisse…
Vous devez établir une facture d'acompte avec les montants HT et TVA, puis une facture de solde qui fait référence à la facture d'acompte (numéro et date). La base HT et le montant de TVA sur la facture finale doivent être diminués de l'acompte déjà facturé, pour éviter une majoration de la base imposable. Si votre client est un particulier, l'acompte est déclaré en e-reporting. Si c'est une entreprise, en e-invoicing.
La facture doit être établie au nom de l'entreprise, pas au nom de la personne physique. Elle est déposée sur votre PA, qui la transmet à la PA de l'entreprise. Vous remettez un reçu de paiement à la personne physique qui a payé (utile pour ses notes de frais). C'est une situation courante en hôtellerie-restauration et chez les commerçants : voir nos fiches sectorielles.
Pas forcément, mais elle doit être compatible avec la réforme. Contactez votre fournisseur de caisse : si votre matériel est récent et que l'éditeur suit, une mise à jour suffira. Sinon, vous devrez investir dans une nouvelle caisse compatible. Important : tous vos systèmes d'encaissement (si vous en avez plusieurs) doivent être compatibles, sans exception.
Vous pouvez désigner une PA unique pour tout le groupe (multi-SIREN) ou une PA par SIRET selon votre organisation. L'annuaire centralisé permet de différencier les adresses de réception (SIREN, SIREN_SIRET, SIREN_SIRET_CODEROUTAGE, SIREN_SUFFIXE) pour acheminer les factures vers la bonne PA et le bon service. C'est un sujet à structurer en amont — nous vous aidons à définir la bonne configuration.
Vous pouvez utiliser des libellés génériques sur vos factures pour protéger la confidentialité des informations sensibles (par exemple, « consultation » plutôt que la nature précise de l'acte). Les mentions obligatoires restent dues, mais la désignation du service peut rester générique. Cette pratique est tolérée et encadrée — voir nos fiches dédiées aux professions libérales et de santé.
Notre rôle
Cinq dimensions : (1) mise en conformité et automatisation de la gestion de vos factures, (2) assistance dans le choix de votre PA et des outils adaptés, (3) prise en charge de votre inscription dans l'annuaire via le mandat de délégation, (4) mise à disposition d'outils dédiés (PA partenaire, facturation, signature, archivage), (5) prise en charge de tâches administratives (facturation pour compte de tiers, paiement, recouvrement, suivi des statuts).
Notre intervention s'inscrit dans votre lettre de mission, formalisée par un avenant. Le tarif dépend du périmètre choisi : conseil ponctuel (choix de PA et inscription : forfait), accompagnement sur la durée (assistance technique, gestion des inscriptions multiples), ou mission complète « full service » (facturation pour compte, recouvrement, paiement). Demandons-nous un devis chiffré en fonction de votre situation : contactez-nous.
Bien sûr. La facturation électronique est souvent l'occasion de structurer ou de moderniser votre relation avec un cabinet. Nous accompagnons aussi bien des entreprises déjà clientes que des prospects qui souhaitent commencer par cette mission précise. Prenons rendez-vous pour échanger sur votre situation, sans engagement.
Chaque situation est singulière. Si votre cas n'est pas couvert ici, ou si vous voulez approfondir un point précis, échangez avec nous — sans engagement, et avec la précision qu'apporte un expert-comptable qui connaît votre activité.